Second manuscrit en cours
Qui de nous deux ?
Roman · Littérature contemporaine · Autofiction noire · environ 45 000 mots

Ce livre part d'une question qui n'en est pas une. « Qui de nous deux ? » ne demande pas le nom d'un coupable. Elle désigne toutes les parts de soi qui se disputent une enfance, un corps, une voix.
À travers sept sections, le texte donne la parole à celles qui ont tenu debout à la place de l'enfant : la Sainte, la Folle, l'Ombre. Entre elles, le procès ne s'arrête jamais. Chacune se défend. Chacune accuse. Et l'enfant, celle du placard, continue de respirer à travers elles.
Ce n'est ni un diagnostic ni une confession. C'est un récit des survivances, des masques qu'on a portés pour être aimé, et du silence qu'on a dû briser pour se retrouver entière.
Structure
Les sept parties du récit
Prologue
Celle du placard
Naissance de la sainte, premier silence, premiers repères. Le décor d'une enfance où l'on apprend à être parfait pour exister.
Chapitre I
La Sainte
Obéissance, culpabilité, religion, survie. Celle qui se donne sans compter pour être aimée.
Chapitre II
La Folle
Apparition à l'école, imagination, brèche dans le réel. La part qui refuse de croire aux contes.
Chapitre III
L'Ombre
Le crachat, la première transgression, puis la manipulation adulte. La part qui sait que le masque ne suffit plus.
Chapitre IV
Les Masques / La Fusion
Cohabitation des trois : chacune agit selon sa logique, et la narratrice sent qu'elles se parlent à travers elle.
Chapitre V
Le Procès intérieur
La confrontation directe : elles s'accusent, se défendent, cherchent la vérité. La question « Qui de nous deux ? » devient « Qui de nous toutes ? ».
Épilogue
Qui de nous deux ?
La narratrice seule, face au vide, aux voix qui veillent encore. L'enfant du placard respire à travers elles.
Les thèmes
Ce que le texte explore
L'enfant dans le placard
Celle qui a grandi dans l'invisibilité, entre le désamour parental et la nécessité de survivre. Celle dont on n'a plus le souvenir, mais dont le corps garde la trace.
Les masques
La Sainte, la Folle, l'Ombre : trois visages pour une même enfance, trois façons de tenir debout quand on ne peut pas être soi-même.
La voix et ses échos
Une parole qui se dédouble, s'accuse, se défend. Une conscience qui se tient procès pour comprendre ce qui a été brisé.
La nuit comme vérité
Le silence, le vide, l'obscurité : ce qui paraît menace devient aussi le lieu où tout se dit enfin, sans masque.
Extraits
Des pages prises dans le brouillon
Celle qui m'a protégée quand personne ne se souciait de moi. La fille qui grandissait dans le placard, loin des projecteurs. Bien élevée. Douce. Aimante. Elle se devait d'être parfaite.
Alors, qui de nous trois l'a tuée ? demande la Folle. Personne ne répond.
Nous sommes les gardiennes de son tombeau. Les seules témoins ayant connu son existence, car aujourd'hui encore, même ses parents n'en ont plus le souvenir.
« Aucun masque n'est mort. Nous sommes les gardiennes de ce qui n'a pas pu être dit. »
esmée nefrazen